'UNION SACRÉE REJETTE LE « Pacte social pour la paix » DES ÉGLISES CATHOLIQUES ET PROTESTANTE
L'Union sacrée de la nation rejette l'initiative des Églises pour un dialogue national en RDC
La situation politique en République Démocratique du Congo (RDC) continue de se compliquer alors que l'Union sacrée de la nation (USN), la majorité au pouvoir, a officiellement rejeté l'initiative des Églises catholique et protestante pour un dialogue national. Cette initiative, connue sous le nom de « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs », a été présentée par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l'Église du Christ au Congo (ECC) en réponse à la crise sécuritaire persistante dans l'Est du pays.
Réaction de l'Union sacrée de la nation
Dans un communiqué diffusé mardi soir, l'USN a qualifié cette démarche d'« individuelle » et a accusé les deux églises d'avoir pris des contacts ailleurs sans attendre la position finale du président Félix Tshisekedi. André Mbata, secrétaire permanent de l'USN, a précisé que le projet n'engage ni l'Union sacrée ni sa haute autorité politique. La majorité au pouvoir a également rappelé que la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de la RDC ne sont pas négociables et a exigé le retrait sans condition des troupes rwandaises ainsi que des sanctions contre le Rwanda et ses dirigeants.
Position du parti présidentiel et du gouvernement
Cette décision intervient après que le parti présidentiel, l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a également rejeté l'initiative des églises, affirmant que l'idée tend à organiser des négociations politiques en dehors des processus de paix de Luanda et de Nairobi. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a souligné que le président Tshisekedi n'avait pas confié aux responsables des églises la charge de consulter pour un dialogue.
Perspectives des Églises face au rejet
Malgré ces rejets, la CENCO et l'ECC continuent leurs efforts pour organiser un dialogue inclusif afin de résoudre la crise sécuritaire dans l'Est de la RDC. Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, a déclaré que la paix ne sera pas possible sans inclure ceux qui ont pris les armes et a appelé à la bonne foi du président Tshisekedi pour faciliter ce projet.
En conclusion, le rejet de l'Union sacrée du « Pacte social pour la paix » par les Églises catholique et protestante souligne les divergences persistantes au sein de la classe politique congolaise. La communauté internationale continue de surveiller la situation et appelle à une résolution pacifique du conflit.

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